FROMION entre ignorance et manipulation
"Monsieur BENSAC a t-il conscience de ce que les salariés de l'entreprise et la population d'Aubigny peuvent ressentir face à l'incongruité de ses propos ?"
Qu'ai je donc écrit ?
"Fromion se vante de sauver Mécachrome alors que l'établissement d'Aubigny est menacé d'une délocalisation par manque de personnels qualifiés".
Je propose aux électeurs de se faire une idée selon les informations officielles suivantes, en rappelant au député sortant candidat que "gérer, c'est prévoir" et qu'il faut être plus attractif que les sites concurrents pour éviter les délocalisations :
1/Jean-Claude Le Page, président du conseil de surveillance Mecachrome
Dans certains domaines de la sous-traitance aéronautique, l’offre industrielle marocaine présente encore des lacunes. C’est le cas du traitement de surface et du traitement thermique. La priorité est donc d’inciter les entreprises françaises à la pointe dans ces domaines à s’installer dans le pays. Creuzet ou Mecachrome l’ont fait.
« Mecachrome s’est implantée à Tanger, en zone franche, pour deux raisons : la proximité avec le port, étant donnée la taille importante des pièces que nous travaillons en atelier. Mais aussi la proximité avec l’Espagne, où nous pensons pouvoir opérer sur le marché du traitement des surfaces », explique Jean-Claude Lepage. L’entreprise compte développer 7 000 m² destinés à l’usinage, dont 3 500 m2 opérationnels dès mars 2012. Preuve que le Maroc ne manque pas d’atouts comme plateforme industrielle.
« On y trouve des usines comme Aircelle qui sont au même niveau qu’au Mexique », confie encore Jean- Claude Le Page, ancien PDG de Technofan. « La main d’œuvre marocaine a des avantages : elle est moins volatile que la mexicaine et elle parle français », affirme-t-il.
Un vrai atout lorsqu’on doit envoyer des techniciens pour former les équipes sur place. « Il n’est pas nécessaire d’envoyer une armada, il faut choisir les meilleurs pour qu’ils restent 2 à 6 mois ».
2/ Mecachrome revient en région parisienne
Mecachrome, fondé en 1937 à Colombes (Hauts-de-Seine) par Eugène Casella, revient en région parisienne un demi-siècle après l’avoir quittée, en implantant un centre d’études techniques à Massy-Palaiseau (Essonne), qui sera opérationnel dès cet été (4 millions d’euros d’investissement d’ici à la fin de 2013).
L’équipementier automobile et aéronautique souhaite en effet se rapprocher des laboratoires de recherche et développement de ses clients, expliquent LES ECHOS (16/5/12).
L'équipementier aéronautique et automobile Mécachrome va ouvrir un bureau d'études à Massy-Palaiseau, afin de se rapprocher des laboratoires R&D de ses clients.
Un demi-siècle après l'avoir quittée, Mecachrome remet un pied en région parisienne. Le mécanicien de précision, fondé en 1937 à Colombes (Hauts-de-Seine) par Eugène Casella, implante un centre d'études techniques à Massy-Palaiseau (Essonne). C'est par une offre d'emploi que l'information a filtré courant avril. L'industriel aujourd'hui détenu par le FSI, Aerofund et le Fonds des Travailleurs du Québec, recherche des techniciens supérieurs et des ingénieurs en production et conception assistée, par ordinateur afin de préparer l'industrialisation de ses commandes.
Officiellement, il s'agit de se rapprocher des bureaux d'études des grands donneurs d'ordre, tels que Renault, PSA, Airbus, Safran... Cette petite unité travaillera sur le programme A350 d'Airbus ou encore sur les futurs moteurs du groupe Safran. En réalité, Mecachrome contourne l'obstacle des difficultés de recrutement de ces profils dans les régions où il est basé, à savoir Midi-Pyrénées pour l'usine de sa filiale Mecahers ainsi que les Pays de la Loire et le Centre.
Conception préindustrielle
« Les retours sur les offres d'emploi sont excellents. Cela valide notre projet », commente Philippe Blandin, secrétaire général de Mecachrome. Ce bureau d'études d'une vingtaine de salariés nécessite un investissement de 4 millions d'euros d'ici à fin 2013. Il sera opérationnel dès cet été et assurera les prestations de conception préindustrielle pour les usines françaises et étrangères du groupe (Maroc, Tunisie, Canada).
Mecachrome emploie près de 1.900 salariés, à Amboise (Indre-et-Loire), son siège social, à Aubigny (Cher), Vibraye et Sablé (Sarthe), Launaguet (Haute-Garonne), ainsi qu'à Mirabel (Canada), Tanger (Maroc) et Soliman (Tunisie). Au bord du dépôt de bilan en 2009, l'industriel sauvé par le FSI, Aerofund et le FTQ a clos son exercice 2011 sur un chiffre d'affaires de 253 millions d'euros, en incluant Mecahers, soit une croissance supérieure à 25 %.

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